La classe d’électroacoustique en 2015

Depuis cette rentrée c’est Maxime Barthélémy qui s’occupe de la classe de composition électroacoustique de la Cité de la Musique de Marseille.

Portrait_MaximeB Eri Yoshikawa
© Eri Yoshikawa

 

Maxime a étudié la composition auprès de Salvatore Sciarrino, Martin Matalon et Denis Dufour. Musicien , « il s’attache particulièrement à sa production de compositeur actif dans le champ de la création musicale, plus particulièrement du sonore, et de leurs relations possibles avec d’autres moyens d’expression. »

Au delà de l’enseignement, et de la composition, Maxime est interprète au sein de l’ensemble 20°dans le noir et collabore de manière privilégiée avec les éditions Maison ONA.

Nous avons rencontré Maxime et lui avons proposé de nous parler de la classe.

Bonjour Maxime, peux-tu nous dire à qui s’adresse la classe de composition électroacoustique ?

La classe est ouverte aux adultes et aux jeunes de plus de 16 ans. L’entrée se fait en fonction des places disponibles, et, si besoin, on évalue la motivation et le parcours du candidat.

Quel niveau musical faut-il pour y entrer ?

Aucun niveau n’est requis, l’intérêt et la motivation avant tout. De façon complémentaire, les étudiants n’ayant pas de connaissance en lecture ou en écriture musicale peuvent suivre gratuitement des cours de formation musicale.

Comment s’organise le cursus d’études ?

La première année est un cycle d’éveil. Ensuite, le cursus est structuré en deux cycles de deux ans chacun. Le passage d’un cycle à l’autre se fait sur examen. Mais ce n’est qu’une moyenne : les étudiants restent dans un cycle le temps nécessaire à l’acquisition des compétences requises pour passer l’examen, aucune durée n’est imposée. La fin des études est sanctionnée par un diplôme de « fin de cycle « , spécifique à la Cité de la Musique.

Comment se passent les cours ? Qu’est-ce qu’on y fait ?

L’esprit de la classe est au partage. Son moteur est le travail et l’implication des étudiants. A chaque cours, le projet artistique de chacun et chacune est au centre des attentions, autour d’une réflexion collective et de critiques constructives.

Je propose aussi des écoutes, des lectures et d’autres pistes de travail, qui font écho avec les questions soulevées en cours. Enfin, j’organise des cours d’histoire et d’analyse d’œuvres du répertoire, et des mises en situation techniques et pratiques.

Où ont lieu les cours ? Les étudiants ont-ils des moyens techniques pour travailler ?

Le lieu réservé de la classe est le studio. Il est situé dans les locaux de la Cité de la Musique. Il est à la disposition des étudiants pour travailler en dehors des cours.  On y trouve tous les outils nécessaires à la création (ordinateur, logiciels, enceintes, micros, synthétiseur, clavier…).

Les étudiants ont l’occasion de se produire  en public ?

Oui, nous offrons aux élèves trois moments de restitution publique de leurs travaux, répartis sur trois jours (en décembre, mars et mai). Ces rendez-vous ont lieu dans l’Auditorium de la Cité de la Musique.

Les « Tintamarres » sont une occasion de rencontre avec un intervenant invité, compositeur ou personnalité liée à la musique électroacoustique (il en sera question ici même très bientôt, ndlr).

Un travail sur Acousmonium et un temps de répétition individuel.

Des concerts publics réguliers : « Les Electrochocs » de la classe.

Nous avons également établi des partenariats avec des acteurs de la scène locale et nationale (GMEM, Journées nationales EAC…). Ce sont d’autres occasions pour les étudiants de se produire en public. Certain d’entre-eux ont d’ailleurs joué leurs œuvres le 29 Janvier dernier dans le cadre du Festival Reevox lors de la soirée « Emergence » à Aix en Provence.

Que voudrais -tu ajouter en conclusion ?

Le cursus vise la liberté et la sincérité d’une création par le son. Le travail sur support (œuvres acousmatiques, concrètes) est l’axe principal, mais sont développées également les musiques électroacoustiques au sens large, avec des ouvertures sur d’autres moyens d’expressions. Au fil du cursus toutes les notions de bagage technique, pratique, historique et culturel nécessaires à l’apprentissage de ces musiques sont développées. Je m’adapte à l’ambition de chacun des étudiants, allant de l’épanouissement personnel à l’insertion professionnelle.

Le seul but de la classe est l’avancée de la réflexion, de l’expression artistique et de la sensibilité personnelle pour bâtir ses projets.

 

 

 

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