Electroacoustique : des disques, des labels & des liens

Electroacoustique Disques Labels : la Médiathèque de la Cité de la Musique de Marseille livre ses références. Attention : Billet spécial rat de bibliothèque, spécial discophile.

Labels

Une liste. De labels, d’éditeurs, de grandes maisons et de petits ateliers. Avec des liens. Et au bout : des artistes, des références, des catalogues, des images, du son.

Des québécois et des hollandais, des australiens, des suédois, des belges et des danois, des américains, des allemands et des français, des japonais, des marseillais, des grenoblois, des gens de Lyon ou de Lozère. Sans doute aussi un ou deux ratons laveurs.

Donc des gens qui font des disques, en rééditent, en produisent, en fabriquent, en vendent. Dans des grandes villes, dans des villages – sur d’autres planètes aussi  éventuellement.

Des disques d’hier et d’aujourd’hui et parfois même des disques de demain.

De beaux objets parfois très sobres, parfois excentriques.

Liste établie à partir de notre fonds dont la photographie actuelle se trouve en ligne, vous le savez déjà sous forme de biblio-discographie.

De fait, bien sûr des manques et de grands absents. Ceux qui sont épuisés, non disponibles, ceux qui ont disparu.  Pensée pour les incroyables productions passées d’Ellispis Arts ci-contre.

Ceux qui sont noyés dans de grands catalogues mais que vous pouvez trouver facilement ne seront pas ici, tout bêtement parce que la cible était floue. Major oblige.

Mais vous l’aurez compris, ce blog ne vise en rien l’encyclopédique et l’exhaustivité.

Voici donc un reflet de ce que nous avons, ici et maintenant à la Médiathèque

On en est assez fiers.

Avant de vous livrer le tout, on tient ici à saluer le travail de nos distributeurs / disquaires. Mention très spéciale à Metamkine : promenez-vous dans leur riche catalogue commenté en ligne, et lisez leur note d’intention : tout est dit. Mention spéciale aussi à Electrocd (voir plus bas) et maintenant Souffle Continu. Ils nous accompagnent, nous conseillent, nous aiguillent depuis toutes ces années. Comme dit le cinéaste suisse : « C’est la marge qui tient la page ».

Donc voici pour l’abécédaire, c’est parti. Cliquez droit, cliquez gauche, mais cliquez que diable !

Vous allez avoir des surprises. Bon appétit et bon voyage :

Aeon :  vous y trouverez Tristan Murail, Benjamin de la Fuente, Michael Levinas…

Asphodel : la Frankenstein Symphony cousue à la main par Francis Dhomont est ici,  Otomo Yoshihide itou.

revuelicences.com la très soignée revue sonore Licences, et toute aussi soignée revue-portrait Sonopsys avec Lejeune, Dhomont, Ferrari…

 Basta :  label de référence néerlandais. Vous cherchez des pionniers de l’électro, des anthologies documentées ? Allez-y.

Blue Chopsticks : chez dragcity.com, le label du guitariste David Grubbs. On y retrouve Luc Ferrari, Noël Akchoté, Derek Bailey…

BV HAAST : Retour aux Pays Bas. Du jazz, de l’impro et aussi Koenig, Pousseur, Boehmer…: la série Acousmatrix a bien une dimension historique. Elle est là.

Celia Records le label du compositeur Jean Schwarz. On y croise Teruggi, Scheyder, et bien sûr les œuvres de Schwarz.

CIRM :  le Centre International de Recherche Musicale de Nice (// Manca Festival) vous propose notamment les œuvres de Michel Redolfi, Michel Pascal, Jonathan Harvey…

Col Legno :  Musique contemporaine, dont électro avec Kagel, Lachenmann, Dusapin, Cage, Xenakis …und so weiter. Nota Bene : on peut TOUT ECOUTER chez eux.

Collectif & Cie :  Acousmuse, Rainer Boesch, Philippe Moënne Loccoz, David Jisse. Petite perle à explorer.

D’autres Cordes Records :  de très beaux disques, une ligne affirmée. ErikM, Annabel Playe, Eric Chevillon… Un label à découvrir absolument.

Die Schachtel : basé à Milan, le label se penche notamment sur la poésie sonore et les premières  musiques electroniques italiennes, foisonnantes. Dont l’œuvre de Terresa Rampazzi. Forza !

Edition RZ : un grand catalogue de musiques improvisées, contemporaines, électroniques. Avec des disques de référence tels que ceux de Riedl, Schaeffer, Wolff, et il Gruppo di Improvvisazione Nuova Consonanza (qui comptait parmi ses membres un certain Ennio Morricone) …

Electronic Music Foundation : Basé à New York, l’institut met en valeur l’histoire, le rôle et l’impact des musiques électroniques à travers ses productions et des événements tels que Ear to the Earth. Leurs anthologies sont précieuses.

EM Records : Musiques expérimentales, avant(s)-garde(s) : ce label japonais réédite des albums étonnants, dont Noah Creshevsky ou encore Annea Lockwood – avec l’une de nos pochettes préférées : l’artiste devant l’un de ses pianos en feu dans les années 70. Chaud.00079[1]

 L’Empreinte Digitale : Au singulier donc, à ne pas confondre avec les québécois suivants. Ici vous êtes près de chez nous, à Marseille. Un  beau catalogue où vous trouverez Bertrand Dubedout, mais aussi de la musique baroque, occitane, et les sons du chemin de fer de Lucien Bertolina.

Empreintes Digitales Maison phare. Plus de 550 oeuvres de musique électroacoustique. Un outil web for-mi-dable, couplé à Electro CD : des écoutes, des notices, des ressources et un travail documentaire fantastique. Lorsqu’on a fêté les 20 ans du label en 2010 avec une Foliephonie, la Médiathèque a donné carte blanche à Empreintes Digitales. Résultat: 50 disques qui ont marqué l’histoire de cet incontournable label. Adkins, Dhomont, Gobeil, Normandeau, Turcotte…on peut TOUT ECOUTER.

Fylkingen Records Direction la Suède. Depuis les années 50, Fylkingen diffuse les musiques électroniques et électroacoustiques. Si vous voulez écouter des pionniers du nord…

GMEM (Groupe de Musique Expérimentale de Marseille) Parallèlement à ses activités de recherche, de concert et de création, ce Centre National de Création Musicale édite des livres et des disques de belle facture. Les œuvres de Georges Boeuf, Patrick Portella, Andrea Liberovici, Clara Maïda, Jean-Claude Risset… sont là.

Groupe de Musique Vivante de Lyon :  un catalogue de disques varié, avec notamment des productions pédagogiques, et puis bien entendu les œuvres de Bernard Fort, Michel Pascal, Jacques Lejeune…

Important Records : Du rock indépendant, de la musique bruitiste, du free jazz, de l’électro… Où John Fahey côtoie Pauline Oliveiros, imprec_RadigueMerzbow et Eliane Radigue. Eclectisme sensé.

INA GRM : Pilier. Des sources de la musique concrète (tout Schaeffer, les prémices du GRM) à la création actuelle, les disques du catalogue sont indispensables. Avec depuis quelques années des éditions de coffrets-portraits (Bayle, Parmegiani, Ferrari…) sans oublier les outils, techniques et pédagogiques (Solfège de l’objet sonore).

Institut International de Musique Electroacoustique de Bourges (feu Institut…) dont les productions éditoriales se trouvent toujours ici mnemosyne-musique.com avec les fameuses collections Chrysopée Electronique et Cultures électroniques.

Ircam : Des disques et des CD Rom, Musique contemporaine, œuvres de Manoury, Jarrell, Nunes…

La Muse en Circuit : incontournable de la vie électroacoustique française, avec le label Alamuse, mais aussi le Concours Luc Ferrari : des découvertes étonnantes garanties. laMuse

Ljud :  si vous voulez jeter deux oreilles aux premiers pas de la musique électronique danoise des années 60, il y a là un double CD de référence.

Magison est dédié à l’œuvre majeure de François Bayle. Tout y est. Les disques, les livres…

Metamkine On a dit plus haut un peu de tout le bien que l’on pense de leur travail en tant que distributeur. Metamkine, c’est aussi une collection, elle est terminée mais elle a fait date. Cinéma pour l’oreille, c’était des disques de tout petit format, un vrai choix d’éditeur à parution trimestrielle avec Bokanowski, Dubedout, ErikM, Marchetti, Petitgrand… et bien sûr Michel Chion. Enfin qui dit Metamkine dit Revue et Corrigée, le trimestriel plus que précieux des musiques atypiques. On était censé ne parler que disques mais quand même.

MIM (Laboratoire Musique et Informatique de Marseille) : Nos voisins. On a bien sûr toutes leurs production, dont l’essentiel livre-disque « Les Unités Sémiotiques Temporelles ».

Mode : L’un des labels de premier rang pour les musiques contemporaines : tout John Cage ou presque, et puis Berio, Lachenmann, Feldman, sans oublier Subotnick, Saariaho…

Motus Avec Motus Acousma et Motus Aujourd’hui, la compagnie de Denis Dufour propose des collections de musiques électroacoustiques documentées avec les œuvres de Malec, Dufour, Kaufmann, Ferreyra…

Musiques et Recherches : la très active association belge a lancé en 2000 Métamorphoses, un concours de composition de musique acousmatique. A chaque édition, les pièces de finalistes font l’objet d’un disque. Et c’est très bien.

NMC une belle maison pour la musique contemporaine : pour les disques de Jonathan Harvey, Jonty Harrison, Alistair MacDonald, et tant d’autres…Sur leur site, allez voir leur outil NMC Music Map : pour vous promener dans les constellations et ramifications de la musique.

New World Records se consacre à la musique américaine marginalisée par les médias : en contemporain, comme en impro, comme en jazz. Ici vous trouverez des pionniers comme Ussachevsky. Leurs compilations sont nombreuses et réjouissantes.

Optical Sound Un label français qui mène des projets transversaux musique / littérature / art contemporain. Où figurent Michèle Bokanowski, Lionel Marchetti, Rainier Lericollais…

Paradigm Discs Un grand catalogue dans lequel vous trouverez des pépites comme Daphné Oram, ou Pauline Oliveros, ou Trevor Wishart, ou Lily Greenham…

Phonurgia Nova On leur doit notamment le coffret Pierre Schaeffer Dix ans d’essais radophoniques, et le Lulu de Yann Paranthoën.

Pogus Productions Avant-garde toujours. Elle peut être péruvienne, électronique, improvisée : AMM, Leo Kupper, Rune Lindblad ou Annea Lockwood encore …

Signature (Radio France) Pierre Henry, Michel Redolfi, Christian Zanesi, Pierre Bastien : il faut fouiller chez Signature.

Shame File Music : les australiens chez qui vous retrouverez Jack Ellitt – le monsieur qui est en photo dans un billet précédent.

Shiiin C’est en recherchant des disques d’Eliane Radigue que nous avons connu ce label français aux lignes pures, comme leur site.

Sub Rosa « Label de légende », « label mythique », « catalogue de référence » … n’en jetez plus. Sous une pluie de roses cependant Sub Rosa préserve son intimité et sa singularité. On compte faire un billet sur leur beau travail, donc en attendant : visitez leur site. Et n’oubliez pas que le 7 mai à 18h30 nous programmons le film documentaire sur David Toop. Histoire de dire que chez Sub Rosa, en plus des disques, ils font aussi des films. Viva Bruxelles.

Trace Label Michèle Bokanowski, Christine Groult : ces deux dames de l’électroacoustique sont notamment là. Où elles côtoient de la poésie sonore et des improvisateurs. Et ça va bien.

Wergo La maison a cinquante ans, un catalogue imposant : Cage a gogo, Berio, Ligeti, Riley, Stockhausen, etc. Des collections particulières – Ars Acustica, Digital / Computer Music…. Incontournable en un mot pour la musique de notre temps.

Zig Zag Territoires Des disques toujours très documentés, très chics aussi. Dans un même catalogue Gesualdo est le voisin de Kagel qui est le voisin de Sciarrino qui lui même n’est pas loin du jazz de Raphaël Imbert, suivi par les chants de l’Eglise de Rome du VIème siècle. On trouvera aussi du Xenakis. Zig Zag Territoires le bien nommé.

Voilà. C’est fini ? Non, ça continue.

Ici même et très bientôt.

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